L'Association du
Lac Thomas
Saint-Didace, Lanaudière
Des orchidées dans nos bois !
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Le Cypripède acaule autrefois appelé cypripède rose est mieux connu sous le nom de Sabot de la vierge.


Nous piétinons cette jolie fleur printanière sans se douter qu'elle met au moins 15 à 20 ans pour fleurir.
Elle est reconnue pour son intolérance à être déplacée. Un seul plant sur 4 réussira à s'implanter dans un nouveau milieu.
Il faut donc la protéger et surtout, surtout ne pas la cueillir.  Notre biologiste a découvert un spécimen avec deux fleurs, une rareté sur la rue Harfand des Neiges.



Voici donc plus de détails :
Cypripedium acaule - Cypripède acaule
Cette orchidée d'Amérique du Nord, plus connue sous le nom de sabot-de-la-vierge, se distingue par ses deux feuilles basales, sans pétiole et sa grande fleur rose de 8 à 10 cm de diamètre. Le cypripède acaule mesure entre 15 et 61 centimètres. Les 2 feuilles basales émergent directement du rhizome. Ces feuilles sont de forme elliptique et mesurent de 15 à 20 cm de long. Elles sont nervurées et garnies de poils argentés à l’endos.
Bien que cette espèce puisse sembler commune, le sabot-de-la-vierge est l’un des exceptionnels représentants des Orchidées au Québec. Cette plante printanière pousse dans les endroits humides, préférablement dans les sols acides et on la retrouve surtout dans les bois de conifères, sur les rochers granitiques ainsi que dans les tourbières. Bien qu’il soit relativement robuste, sa croissance étant très lente, quelques millimètres par année, sa présence dans les milieux en est affectée.
La perte de l’habitat du cypripède acaule menace la survie de cette orchidée.
Le cypripède tête-de-bélier (Cypripedium arietinum) et le cypripède œuf-de-passereau (Cypripedium passerinum), sont respectivement désignées vulnérable et menacée au Québec. 
 
La tortue peinte présente au lac
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La Tortue peinte (Chrysemys picta)

La tortue peinte est facilement reconnaissable par les rayures jaunes sur son cou et les rayures rouge sur son corps. Sa carapace atteint normalement une longueur maximale de 19 cm. Il existe quelques différences notables entre le mâle et la femelle, telles que les griffes des pattes avant du mâle ainsi que sa queue sont plus longues que celles de la femelle.
Lors de leur reproduction, au printemps, le mâle exécute une danse nuptiale dans l’eau afin de séduire la femelle. La femelle pondra de la fin mai à la fin juin, dans un nid à moins de 200m d’un cours d’eau. La tortue peinte se démarque des autres espèces du fait qu’elle peut retourner au même site de nidification pendant plusieurs années. Le sexe des nouveaux nés est déterminé par la température d’incubation. Une température entre 22 et 27°C seuls des males seront produits alors qu’avec une température entre 30 et 32°C produira des femelles. Lorsque soumis à des températures se situant à 20°C et à 28°C, des tortues des 2 sexes seront produites.
Généraliste dans son choix d’habitat, elle occupe une panoplie de milieux humides : marais, étangs, baies herbeuses, etc. Elle préfère les eaux calmes et peu profondes, riches en végétation et au fond vaseux.
La salamandre
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Salamandre maculée (Abystoma maculatum)

Par sa coloration noire parsemée de gros points jaunes, la salamandre maculée est facile à reconnaître. Les points jaunes sont propres à cette espèce, mais leur nombre, leur taille et leur distribution varient selon l’individu. Elle représente la plus grande salamandre terrestre par sa taille pouvant atteindre jusqu’à 25 cm de long. La femelle est généralement plus grande et plus trapue que le mâle. Grâce à sa coloration, la salamandre maculée ne peut être confondue avec aucune autre espèce.
Elle passe la majeure partie de son temps enfouie dans la litière forestière, dans les galeries souterraines ou sous des roches et des troncs d’arbres pourris. Elle hiberne enfouie dans le sol, bien isolée par la couche de neige.
Lorsqu’elle est en stade œuf ou larvaire, ses principaux prédateurs sont les autres larves d’espèces ainsi que les salamandres et tritons en stade adultes. Les salamandres maculées adultes ont peu de prédateurs puisqu’elles sont relativement bien protégées grâce à leur peau riche en toxines. Cependant la prédation par l’omble de fontaine et le raton laveur est signalée.
Bien qu’elle soit rarement observée, elle est pourtant commune au Québec et dans les Maritimes. Sa présence est menacée par l’acidification des milieux humides et l’introduction de poissons. De plus, la fragmentation du territoire contribue à modifier ses trajectoires de migration vers les étangs.

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